L’ostéopathie en Europe

L’ostéopathie se développe assez rapidement en Grande Bretagne, puis gagne la France, la Belgique et l’Espagne.

Le britannique John Martin Littlejohn reçoit l’enseignement direct de Still. Avec l’accord de ce dernier, il crée la British School of Osteopathy à Londres en 1917. L’École française d’ostéopathie est créée en 1957 sous la direction de Paul Geny. Sous la pression du conseil de l’ordre des médecins, elle doit s’expatrier en Angleterre où elle devient l’École européenne d’ostéopathie de Maidstone en 1960.

En 1973, la Société internationale d’ostéopathie, siégeant à Genève recommande des normes d’enseignement de l’ostéopathie de type universitaire. Ces formations en 3 cycles totalisant 5 000 heures de cours en 6 années après le diplôme de l’enseignement secondaire permettent de déboucher sur une profession compétente en matière de prévention et de conservation de la santé et suivent les recommandations de l’OMS.

Malgré certaines résolutions européennes, la reconnaissance de l’Ostéopathie varie d’un pays à l’autre. En Europe de l’Ouest, La profession d’ostéopathe est organisée voire réglementée alors qu’en Europe de l’Est, la profession n’est parfois pas reconnue.

Le titre d’ostéopathe est réglementé dans 7 pays européens

Résolutions européennes

Le 29 mai 1997, à Bruxelles, en session plénière, le Parlement européen adopte le « Rapport sur le statut des médecines non-conventionnelles ». A noter que pour la première fois, un terme spécifique officiel « Médecines non-conventionnelles », est retenu par une institution officielle, en l’occurrence le Parlement européen. Ce terme « non-conventionnelles » sera repris chronologiquement par la Belgique, le Conseil de l’Europe, le Parlement portugais, par l’Espagne puis par l’Italie.

Ce rapport est élaboré pendant quatre ans par la Commission de l’environnement, de la santé publique et de la protection du consommateur sous l’égide du député Paul LANNOYE rapporteur. La commission juridique souhaitant se prononcer sur ce projet, une étude juridique synthétique est confiée à Maître Isabelle ROBARD afin d’influencer favorablement le vote de la Commission. Le texte, bien qu’amputé d’une partie de sa substance par le vote de motions, marque un pas décisif dans l’évolution d’une médecine plus ouverte, préconisant la mise en œuvre et la réglementation de l’ensemble des méthodes et techniques de soins non conventionnelles, répondant ainsi aux souhaits des consommateurs européens qui, dans certains pays de l’union européenne, ne bénéficient pas de la liberté de choix thérapeutique.

Cette résolution LANNOYE/COLLINS, malgré les critiques formulées à son encontre, aura et continue d’avoir une influence fondamentale sur l’évolution des réglementations et projets de réglementation nationale. L’ostéopathie figure parmi les sept méthodes non conventionnelles retenues par le Parlement européen.